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Publié le par Stiltifi

Fonctionnement de la ville privatisée.

 

Le tourisme est basé sur les excès et les déboires. En effet, les plaisirs et les perversions jadis interdits sont maintenant autorisés, mais ils sont fortement taxés. Les villes sont devenues des micro-états ultralibéraux avec chacune leurs spécialités. Ville bordel, super lotissement...

L'économie est basée sur une nouvelle donne : le PHM2. Ce dernier correspond au rapport prix/habitant/mètre carré. En parallèle à cette donne, les ventes d'objets ou de services ont été strictement interdites. L'évaluation de la croissance économique d'une ville ne se fait donc plus sur les bases de l'ancien PNB, mais sur ce fameux rapport PHM2. Une ville dont le PHM2 moyen est inférieur à 2 est donc déficitaire par rapport aux autres villes.

En parallèle à la mise en place de ce nouveau système économique, les exécutions publiques ont été de nouveau autorisées dans certaines villes. Aujourd'hui encore dans les villes bourgeoises, traine encore le lourd secret des assassinats de purification. Les handicapés, les malades mentaux, et ceux incapables de se soumettre au nouveau système économique, c'est à dire l'ensemble des personnes qui ne sont pas ou plus capables d'avoir un PHM2 supérieur à 2 a été éradiqué lors des campagnes dites de « prospection économique ».

Cette sélection économique a permis en l'espace de trois générations de créer de véritables tribus spécialisées. Les manipulations génétiques conduisent petit à petit à la création de nouvelles espèces.

En dehors des villes, il n'y a plus d'agriculture puisque les substituts alimentaires sont nettement plus rentables dans le rapport PHM2. On observe alors une ghettoïsation des à côtés urbains à l’extérieur des villes. Des campements s'installent autour des villes...

 

Publié dans G POINT

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