TRES CHER NOBILE

Publié le par Stiltifi

Tenu en laisse par le passeur

Au milieu de milliers de bonnes sœurs

Devant la grande porte dorée

La bête immonde s’est mise à danser


Les chiens se sont mis à voler,

Les sirènes rouges à marcher.

Les chats sont devenus des poissons,

Les liqueurs blanches du poison.


Dans les cîmes des arbres géants,

On boit dans des bunkers d’argent

Au milieu des sarcophages de verre

Où les fourmis sans âge s’enterrent.


Très cher Nobel, ton prix les irradie.

Il pleut des larmes dans le grand lit,

Dans le landau d’or remplie de laine.

La bête hybirde hurle encore sa haine.

Publié dans POEMES

Commenter cet article