ET MOI

Publié le par Stiltifi

Je suis trop du peuple.

Même pas pop, caste révolue,

Révolution castrée.

Même pas seigneur, pouvoir subsocial,

Animal dominé.

Alors je me fâche,

Fasciste pour moi-même, m’aime pas.

Moi, moi, moi, moi, moi,

Emoi zéro, mystère de bouts de chandelles.

Elle disparaît aux tréfonds de l’amer,

De l’acide, de la corrosion, de la mer,

De ma mère.

Je suis trop du peuple,

je ne peux plus lutter,

Je ne peux plus respirer.

Je ne peux que crever.

Si :

Une fréquence.

Un sein.

Du sable.

Une condition.

Tellement.

Une affirmation.

Alors, je revendique et j’abdique

Tout à la fois.

Je ne suis rien, je peux tout,

Mais j’ai peur de tout.

Si :

Pas grand-chose,

Une hypothèse,

Une déviation,

Une altération.

Je ne suis pas populaire.

Je peux prendre l’air.

De rien. De tous.

 

Publié dans POEMES

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