LENT DEMAIN

Publié le par Stiltifi

Octobre, mistral froid, je me lève.

Le jet odorant lave l’écume blanche.

La mer réveille ses reflets de pétrole.

Mazout d’aout, masures d’usure,

Vieux poele, vieux poils

Sur faience blanche, à qui ?

Acquises, ces vieilles marquises

Au départ des vapeurs.

Voyages, traverses, et… à quai ?

Gronde l’océan, couvre le séant,

Oublie moi, engloutit l’escalier.

Tes chatouilles restent vaines.

Chats de houilles dans les veines,

Sorcière sur ce bateau livre

Ouvre la porte de l’escalier.

Le feu court derrière moi.

Des millions de marches.

Je ne suis plus sous mer,

Dérivant d’un rêve amer.

Dans une câle sans fond,

L’enfer brûle d’un même feu.

Publié dans POEMES

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