CELLE DU TROP TARD

Publié le par Stiltifi

Je l'ai perdu dans ses jeunes bras,

dans les plis de sa carrosserie,

citrouille d'un lapin angora

près de cette vieille orangerie.

 

Le ruisseau coule sur la vitre

d'une jaguar enfumée grisante.

La patte d'albinos est sa mitre

tenue par une chaine excitante.

 

Le mac lui fait gouter sa pomme

d'amour luisant rouge écarlate.

Ses doigts glissent le long de l'homme

viril au volant qui se hâte.


C'est trop tard pour nous deux,

fille du trottoir d'Evreux,

nous aurions pu un peu.


Publié dans POEMES

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